Les gestes les plus écologiques pour protéger l’environnement

Pratiquez un mode de vie plus écologique dès demain grâce à ces gestes prioritaires

Ce n’est plus un secret, nous savons tous maintenant que pour limiter le réchauffement climatique, il nous faut réduire notre empreinte carbone personnelle. L’écologie est au cœur des consciences et vous avez peut-être déjà songé aux actions à mettre en place vous-même. Préserver notre écosystème, protéger notre planète, limiter l’augmentation de la chaleur au 1,5° degrés préconisé, etc. Vous avez sûrement remarqué que cette transition prend du temps et que le changement n’est pas forcément rapide si nous attendons des lois et des décrets. Aujourd’hui, nous vous proposons de remettre le pouvoir dans vos mains de citoyen·ne, grâce à vos choix et à vos actions. Vous avez envie de préserver la planète, mais ne savez pas par où commencer ? Dans cet article, vous allez découvrir les gestes les plus écologiques pour protéger l’environnement, ceux qui comptent vraiment à votre niveau. 

Modifier son alimentation et ses habitudes par des gestes écologiques simples

Le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) a été formel, il nous faut agir maintenant et vite, si nous souhaitons limiter le réchauffement climatique et ses effets négatifs sur notre belle planète. Dans son rapport, le GIEC nous partage ses préconisations pour réduire notre demande énergétique. Vous trouverez donc les axes prioritaires à installer dans vos habitudes. 

Diviser par trois la consommation de produits d’origine animale 

C’est ce que recommandent les chercheurs, changer notre façon de nous alimenter pour atteindre l’équilibre énergétique. La corrélation entre ce que comporte notre assiette et l’émission de CO2 n’est pas toujours évidente à nos yeux. Pourtant, la viande (et autres denrées provenant des animaux) se trouve à la deuxième position sur le podium de l’empreinte carbone moyenne des Français. Comme vous pouvez le voir ci-dessous, le poste de la nourriture arrive juste après les transports. 

Modifier notre alimentation a donc un impact très important sur la réduction d’émission de gaz à effet de serre. Ici, la question de l’éthique n’est pas abordée, mais uniquement l’impact sur l’environnement. Le but n’est pas de supprimer totalement de vos repas la viande, le poisson ou les produits laitiers, mais d’en réduire leur consommation. Repenser sa façon de manger peut même être ludique et créatif. 

Quelques astuces pour les carnivores qui souhaitent réduire les produits animaux de leur assiette : 

  • alterner ses repas contenant de la viande ou du poisson (1 repas sur 3) ; 
  • chercher de nouvelles recettes sur le web ;
  • trouver des aliments qui peuvent remplacer certains ingrédients d’origine animale (le jus de pois chiche à la place des oeufs par exemple) ;
  • goûter des plats d’autres pays pour les reproduire chez soi (vous trouverez facilement des recettes végétariennes dans la cuisine asiatique, indienne, libanaise, etc.) ;
  • tester des alternatives de la cuisine végane (comme le “faux-mage” qui est un fromage végétal, le steak de soja qui remplace celui de bœuf, etc.). 

Finalement, la cuisine peut devenir un réel plaisir et s’amuser à trouver des alternatives à la chair animale, un jeu. La curiosité et l’ouverture d’esprit peuvent permettre de découvrir des pépites, tout en sortant de sa zone de confort et en faisant un pas pour préserver la planète. 

Privilégier l’agriculture durable et écologique

À l’opposé de l’agriculture intensive, cette façon de produire nos céréales, fruits et légumes se veut plus responsable. D’un point de vue environnementale, cela signifie qu’elle doit proposer un mode de production pérenne et qui comporte ces caractéristiques : 

  • produire sans pesticides et avec des engrais respectueux de l’homme et de l’environnement ; 
  • économiser les ressources en eau potable et privilégier la réutilisation de l’eau de pluie ; 
  • réserver de côté une partie des semences pour garder des ressources génétiques ;
  • alterner les cultures et laisser des terrains en friche pour renouveler la richesse de la terre, ne pas la retourner avec des machines ; 
  • prendre en compte son environnement et la biodiversité qui entoure son terrain, comme l’aménagement de pâturages naturels. 

L’agriculture biologique va encore plus loin, puisqu’elle remplit les critères d’un cahier des charges exigeant et applique des normes européennes. Un contrôle est effectué régulièrement pour tous les produits labellisés biologiques et cette étiquette assure donc un mode de production plus éthique et sain. 

Le label bio est facile à reconnaître sur les produits, car c’est forcément écrit sur la marchandise. Par contre, pour ce qui est de l’agriculture durable, cela demande plus d’investigation. Nous allons voir ensemble tout de suite comment se faciliter la vie pour trouver des agriculteurs plus responsables. 

Acheter en circuit-court et chez ses commerçants de proximité

Si vous habitez à Lyon par exemple, l’objectif est d’acheter le plus local possible, chez des commerçants et coopératives de la région lyonnaise. 

Le circuit-court permet de réduire la distance entre vous, consommateurs, et les producteurs. Il y a de plus en plus d’initiatives et d’acteurs qui émergent pour le maintien d’une agriculture de proximité. Cela vous permet d’acheter directement chez les producteurs, sans passer par l’intermédiaire d’une grande surface. Cette façon de faire vos courses vous fera économiser de l’argent, puisqu’il y a un agent en moins dans le circuit (le supermarché par exemple) et elle soutient l’agriculteur·trice. De plus, vous pouvez échanger avec ces professionnels, vous renseignez sur leurs techniques et le style d’agriculture exercée. 

Il y a aussi les coopératives, les marchés de proximité vers lesquels vous pouvez vous tourner. L’un des meilleurs avantages à consommer local pour l’alimentation, c’est la réduction de l’impact carbone. Vous allez manger de saison, acheter des fruits et légumes locaux, produits près de chez vous et qui ont été très peu transportés. Se nourrir avec des aliments qui suivent les saisons a un réel impact sur le climat. 

Grâce à cette méthode, vous allez : 

  • favoriser l’économie locale et soutenir les agriculteurs·trices de proximité ; 
  • manger des produits de saison, qui suivent les normes françaises ;
  • économiser de l’argent en achetant moins cher votre nourriture. 

Renseignez-vous dès maintenant sur Internet, auprès de vos commerçants de proximité ou encore de la mairie de votre ville. 

Favoriser la mobilité douce est l’un des gestes les plus écologiques pour protéger l’environnement

La mobilité douce, terme encore assez récent qui date des années 2000, comprend tous les types de déplacements qui n’émettent pas de dioxyde de carbone. La principale origine des gaz à effet de serre est le transport. Nous l’utilisons quotidiennement, pour se rendre au travail, voir sa famille, partir en vacances, sortir le soir. Nous avons acquis des réflexes et une belle liberté grâce à cela, mais cela crée des automatismes que nous ne remettons pas forcément en cause. 

Utiliser d’autres moyens de transport dans notre vie quotidienne

Voici quelques alternatives au trajet en voiture pour se déplacer : 

  • le vélo (personnel ou vélo mis à disposition par la commune) ;
  • la trottinette ;
  • la marche ;
  • les transports en commun (pour diviser son empreinte carbone) comme le train ou le bus ;
  • le covoiturage. 

À chaque fois que nous sommes en chemin pour utiliser notre voiture, nous pouvons nous demander s’il n’y a pas d’autres alternatives à cette dernière. Cela permet de repenser nos trajets, d’optimiser nos déplacements (réunir les tâches à effectuer dans un même quartier en une seule fois) et de faire du sport. Autant faire d’une pierre deux coups ! La marche ou le vélo, en plus d’être écologiques, sont de bons moyens de faire de l’exercice physique sans même s’en rendre compte. 

Une autre solution pour limiter ses déplacements maison-boulot, c’est le télétravail. Grâce à la généralisation de celui-ci depuis 2020, il permet de travailler depuis chez soi et donc de supprimer certains trajets. 

Repenser sa façon de voyager

Voyager en avion est aujourd’hui un acte complètement banal et normal. Pourtant, l’avion est l’un des transports les plus polluants que nous utilisons, avec la voiture. Ce mode de déplacement devrait rester exceptionnel et ne plus forcément être la norme. 

Le gouvernement a mis en place un outil qui vous permet de calculer vos émissions de gaz à effet de serre en aviation. Cela permet de se faire une idée de combien nous émettons chacun·e et d’en prendre conscience. 

Pour partir en vacances, le transport aérien est souvent privilégié. Mais il y a peut-être d’autres façons de voyager : par le train, le bateau, le bus, etc. Le slow travel, qui est le fait de voyager plus doucement, tout simplement, a le vent en poupe ces dernières années. Il correspond à une volonté de moins polluer et de vivre plus tranquillement. Il s’agit de prendre plus de temps lors des trajets et de rester plus longtemps sur place. Au lieu de partir en avion une semaine à Lisbonne, une autre à Barcelone et une à Venise en un an, peut-être que vous pouvez partir 3 semaines en Espagne et en bus. Ainsi, vous profitez pleinement du pays, vous vous imprégnez beaucoup plus de la culture locale et avez plus de temps pour découvrir les recoins de la région. 

Pour résumer le slow travel, c’est voyager moins, mais mieux.  

Changer sa façon de consommer pour un mode de vie plus écologique

Réduire sa demande énergétique passe aussi par la façon dont chacun de nous consomme. Vous avez peut-être déjà entendu la phrase « on vote avec son porte-monnaie » ? Être citoyen·ne, c’est aussi choisir au quotidien. Cette partie de l’article vous propose quelques actions que vous pouvez mettre facilement en place, dans votre processus d’achat au quotidien. 

Limiter le gaspillage

Il y a plusieurs manières d’éviter de gaspiller. D’une part, il peut être intéressant de regarder du côté de ses poubelles : est-ce qu’il y a beaucoup de déchets ? Est-ce que certains pourraient être évités ? 

Ne plus acheter ou réduire l’usage du plastique à usage unique est un début. Il est déjà dans la ligne de mire du gouvernement, qui a interdit récemment les pailles en plastique par exemple. Mais nous pouvons chacun·e aller plus loin, en traquant tout le plastique qui ne peut pas être réutilisé de nos courses. 

Une autre idée est d’aller avec ses propres contenants récupérer ses plats à emporter. Encore une autre façon de supprimer un emballage qui ne sert qu’une seule fois. 

Nous avons vu précédemment les astuces écologiques concernant l’alimentation. Ici, il est question de réduire voire supprimer le gaspillage alimentaire. 

La première action commence au moment des courses : n’acheter que ce dont nous avons réellement besoin. Pour ne pas se laisser tenter, il peut être intéressant d’y aller quand nous n’avons pas faim. 

La deuxième action consiste à cuisiner les restes de son réfrigérateur : manger ce qui se périme en premier, trouver des recettes pour confectionner de nouveaux plats avec les différents aliments. Pour les personnes qui possèdent un congélateur, il y a l’option de congeler de la nourriture ou des plats déjà cuisinés si la quantité est trop importante. 

Enfin, la troisième action est d’acheter les invendus des boutiques alimentaires pour limiter les pertes. Il existe aujourd’hui des applications comme Phenix, qui propose des paniers à petit prix ou encore To good to go.  

Concernant vos autres déchets (qui vont à la déchetterie ou autres recycleries), vous pouvez vous questionner avant de les jeter : est-ce que vous pouvez réutiliser cet objet ou ce vêtement ? Il est réparable ou peut être rapiécé ? Est-ce qu’il est envisageable de le donner ou alors de le transformer pour un autre usage ? 

Éviter la surconsommation

Consommer, cela commence par l’intention d’achat dès le départ.

Éviter la surconsommation de manière générale, c’est se poser les bonnes questions avant d’acheter. Il existe une méthode qui vous accompagne vers des achats plus responsables, c’est la technique BISOU : 

  • B pour besoin : en avez-vous vraiment besoin ? ;
  • I pour immédiat : si vous avez envie de suite, cela doit faire tilt. Laissez votre idée de côté et revenez-y quelques jours après ;
  • S pour semblable : avez-vous déjà un objet chez vous qui dispose des mêmes fonctionnalités ? Regardez aussi auprès de votre entourage si vous pouvez l’emprunter ;
  • O pour origine : d’où vient le produit et dans quelles conditions a-t-il été fabriqué, par qui ? ;
  • U pour utilité : enfin, est-ce un simple gadget ou va-t-il vraiment vous servir ?

De manière générale, s’il y a un mantra à retenir avant d’acquérir, c’est « choisir la qualité à la quantité ».

Concernant les vêtements, acheter de seconde main est une belle alternative. Vous pouvez trouver des pépites, qui sortent de l’ordinaire et réutiliser un habit qui existe déjà. Les friperies sont des mines d’or pour cela, mais vous pouvez aussi vous tourner vers des dressings alternatifs en ligne, comme le fameux Vinted. 

Acheter local

Se payer des articles locaux, français ou européens, permet aussi de limiter son empreinte carbone. En effet, l’article de proximité a fait moins de kilomètres et donc moins de dépense en CO2. 

En se procurant des biens de fabrication française, vous encouragez l’éthique du travail. Le créateur ou la créatrice est payé·e correctement, au moins le minimum légal de votre territoire, dans des conditions de travail décentes. 

Que vous souhaitiez acheter de la décoration, des vêtements, des meubles, des ustensiles, etc. Il existe de plus en plus de coopératives qui regroupent les artisans locaux autour de chez vous. Pour les habitants de la ville de Lyon et ses alentours, il existe Neva. C’est une plateforme e-commerce qui regroupe les entreprises commerçantes de la région lyonnaise. Ce site vous permet d’acheter en ligne, de façon responsable et de choisir une alternative au géant Amazon. 

Interpeller les politiques de sa région et mettre en place des actions écologiques

Si le mouvement ne vient pas d’en haut, vous pouvez en tant que citoyen communiquer avec vos élus. Proposez des idées d’aménagements, des actions innovantes écologiques et contactez les élus, le maire de votre commune ou le député de votre région.

Observez tous les actes de votre vie quotidienne et voyez celles qui pourraient être facilitées, améliorées pour l’environnement. 

Voici une liste non-exhaustive d’idées écologiques à suggérer : 

  • accompagner les agriculteurs du coin à l’agroécologie ; 
  • récupérer l’eau de pluie pour les bâtiments de la commune ; 
  • végétaliser la ville ou le village ; 
  • restaurer des forêts et des écosystèmes de votre région qui ont souffert ;
  • préserver les zones côtières et arrêter l’urbanisation de certains coins protégés ;
  • mettre à disposition des vélos partagés, surtout à la campagne où ce système existe peu encore ; 
  • créer des pistes cyclables ;
  • mettre en place des transports en commun, notamment dans les zones rurales ; 
  • encourager les marchés des producteurs de proximité ; 
  • favoriser l’économie circulaire, qui préserve et créé les emplois locaux ; 
  • développer un potager et un compost collectif.

Il y encore certainement une multitude d’autres idées à exploiter. Tout le monde peut faire un pas (petit ou grand) vers la planète et un lendemain plus vert. Prendre conscience de tout ce qui est en notre pouvoir nous rend acteur du changement que nous souhaitons. 

Allez rencontrer vos politiques, vos commerçants, parlez avec vos amis. C’est ainsi que les gestes écologiques deviendront tout simplement notre façon de vivre au quotidien. 

N’hésitez pas non plus, pourquoi pas, à créer des groupes, des associations ou à en rejoindre. En tant que lyonnais, en adhérant à Neva vous soutenez : 

  • des commerçants de Lyon ;
  • des producteurs locaux ; 
  • une réduction de l’impact carbone, qui vise les 0 % de CO2 dans la ville de Lyon ;
  • la transparence des produits que vous achetez, des matières premières jusqu’à la vente en ligne. 

Si ce projet vous parle, ou que vous avez des idées à partager, suivez-nous sur les réseaux sociaux ou contactez-nous.

Article rédigé par Anaïs Kittler

Sources : 

https://www.vie-publique.fr/en-bref/284713-nouveau-rapport-du-giec-des-solutions-face-au-rechauffement-climatique

https://www.vie-publique.fr/en-bref/284117-rapport-2022-du-giec-nouvelle-alerte-face-au-rechauffement-du-climat

https://www.geo.fr/environnement/empreinte-carbone-des-francais-quels-sont-les-principaux-postes-demission-de-co2-207872

https://www.vie-publique.fr/parole-dexpert/271848-alimentation-et-environnement-quelle-transition

https://agirpourlatransition.ademe.fr/particuliers/conso/conso-responsable/limpact-alimentation-lenvironnement

https://www.wearephenix.com

https://eco-calculateur.dta.aviation-civile.gouv.fr/

https://toogoodtogo.fr/fr/

https://www.franceinter.fr/economie/cinq-questions-a-se-poser-avant-d-acheter-la-methode-bisou-pour-une-consommation-plus-responsable

https://www.statistiques.developpement-durable.gouv.fr/changement-climatique-synthese-des-connaissances-en-2021

https://www.vie-publique.fr/eclairage/279082-transports-le-defi-ecologique-des-nouvelles-mobilites

https://www.ecologie.gouv.fr/boite-outils-elus

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